Par où commencer ? De quel côté faut-il allerpour raconter une ville de plus de 250 000 habitants. J’ai eu beau tourner et retourner l’Ecusson et les quartiers qui ont émergés en ses coins, rien ne parut évident. A la façon des guides touristiques, on aurait pu louer le charme des ruelles du centre. Escarpées et si étroites qu’on peut (presque) toucher les numéros pairs et impairs en tendant les bras. Et donner l’adresse de quelques tables où l’on se nourrit bien ou d’un troquet joyeux et bondé où l’apéro est meilleur qu’ailleurs. Oui, on pourrait commencer à vanter ces lieux de la vie nocturne. 
Roms à Michel
Michel Serres : « Ne sommes nous pas, nous aussi, des Roms? »
Regardez comme nous nous déplaçons, comme nous bougeons, à quel point nous voyageons. Plus personne aujourd’hui n’est réellement fixé à la glèbe, comme le paysan autrefois. Nous sommes toujours en train d’errer quelque part ? J’avais une amie qui disait : ‘Mon adresse, c’est A2’… La position dans son avion. Elle se pensait elle-même comme un Rom d’une certaine manière.
Ben voyons, on fait tous l’aller/retour Californie-Paris assez régulièrement ! Nos intellectuels ont-ils le sens des réalités ?
L’origine de l’Univers en image
Le satellite Planck de l’Agence spatiale européenne (ESA), conçu pour mieux comprendre les débuts et le destin de l’Univers, vient de délivrer sa première image de l’ensemble du ciel. Visible sur le site de l’ESA, ce semblant de carte intergalactique est un véritable trésor pour les scientifiques en quête de données inédites. Planck enregistre en effet le fond de rayonnement cosmique, vestige de la première lumière échappée dans l’Univers quelque 380 000 ans après le Big Bang, soit 13,7 milliards d’années en arrière. Ce rayonnement “fossile” baigne tout l’espace et constitue, selon les scientifiques, “la trace indélébile que l’Univers a laissée de sa jeunesse”.
Le contrôle social n’est plus l’apanage des institutions. Ce ne sont plus les états, les religions (du moins en Occident ?) qui disent sur quoi doit porter l’attention des gens.
“On a la même chose dans le système éducatif : on apprend aux enfants à se concentrer , ce sur quoi se concentrer, ce qui vaut la peine de se concentrer. La façon de gérer la complexité et l’attention s’appuient sur l’idée que les gens peuvent la gérer de façon individuelle, que c’est un processus individuel qui s’appuie sur la volonté de chacun. Or, l’attention est un processus social plus qu’individuel. “
Longue histoire
“Ce dont nous faisons l’expérience est, dans un sens métaphorique, une inversion de la trajectoire de civilisation : nous évoluons de cultivateur de la connaissance personnelle en cueilleurs de la forêt de données électroniques. Dans ce processus, il semble que nous soyons voués à sacrifier une grande partie de ce qui rend nos esprits si intéressants.”
Nicolas Carr, juin 2010.
Le débat est ouvert, cela promet d’être ardu et intranchable ! Que perdons-nous, que gagnons-nous dans les bouleversements de nos façons de penser ? Pour les éducateurs, la tâche est ardue… Relire “Crise de la culture” de Anna Arendt.

Varela : les limites de la science
“Observez un cafard, il court sur le sol, puis, sans transition, monte un mur et se retrouve au plafond. Les notions d’horizontale, de verticale, d’envers, n’ont absolument pas le même sens pour lui que pour nous. Son monde mental n’a rien à voir avec le nôtre. Peut-être l’imagine-t-il plat ? Cette différence ne vient pas de son minuscule cerveau. Pour le comprendre, il vaut mieux regarder ses pattes. Pendant des années, j’ai étudié les deux mille cinquante-trois senseurs de la deuxième patte du milieu d’un cafard ! L’insecte agit dans le monde sans aucune prévision sur l’environnement. Il le fabrique, il le construit, et s’y adapte depuis la nuit des temps. Aujourd’hui, dans le cadre de la vie artificielle, on construit des robots sur le modèle de l’insecte, sans cerveau central mais avec des senseurs. Ils se débrouillent bien mieux dans des environnements imprévisibles que tous les robots conçus selon les vieilles méthodes du traitement central de l’information et de l’intelligence artificielle.

Pourquoi ? La science avait séparé l’intelligence de la vie, de l’histoire corporelle d’individus autonomes lancés dans un environnement. Elle s’est retrouvée dans une impasse.
Vous avez une véritable vie si et seulement si vous n’entrez en compétition avec personne, peu importe ce que vous faites.
– http://dindification.com
“
Faiseurs de signes, rien de plus.
Cette tache légère, quand l’un de nous ne le supporte plus et se décide à prendre, se venge et tue.
Qu’elle ait pouvoir de mort, en effet, nous l’avions tous compris à voir, sa retenue, sa tendresse
et la force étrange qui fait de nous vivants des survivants…”
RILKE
La véritable “compétence”
En ces temps d’excès d’informations, savoir reconnaitre et faire de la place à ce qui nous importe. Pouvoir en vivre aussi …
